COMME UN MÉTÉORE  (single 2020)

(Geneviève Binette/Geneviève Binette)

 

Marilyn est une fête

Marilyn est une tempête

Elle est de feu, de lumière

Elle est de clopes et de bières

 

Sa bouche rouge comme une pomme

Ne craint rien ni personne

Ses airs de fauve, son âme solaire

Elle règne sur son univers

 

Elle file sans fin comme un météore

Y a des dessins partout sur son corps

C’est une étoile affamée car elle brûle pour Joey

 

Joey doesn’t want to cry,

Joey est un samouraï

Il chante pour ne pas crever

Il chante pour la Voie Lactée

 

Ses yeux sont des précipices

Son sourire une chanson triste

Mais il se relèvera

Il est mort 10 fois déjà

 

Il file sans fin comme un météore

Ya des dessins partout sur son corps

C’est une étoile de cendres car il brûle pour Alexandre

 

Alexandre est un dandy

Alexandre un incendie

Ses copines, ses mystères

Ses amours épistolaires

 

Il vit comme au cinéma

On y croit à chaque fois

C’est une star infinie

Qui n’appartient qu’à la nuit

 

Il file sans fin comme un météore

Ya des dessins partout sur son corps

 

C’est une star infinie qui n’appartient qu’à la nuit

Album Cannibale (ma faim de toi) 2019

 

TON SILENCE EST VIOLENT

(Geneviève Binette/Geneviève Binette)

 

Comme un loup solitaire

Tu m’observais fixement

Attendant le bon moment pour enfoncer tes dents

Ton silence est violent

Ton silence est violent

 

Tu te la jouais cowboy

Derrière ta Telecaster

Au premier lancer du lasso t’avais visé le cœur

Ton silence est violent

Ton silence est violent

 

Le feu de paille devenait incendie

On réveillait la Lune à toutes les nuits

On touchait au ciel, croyait au paradis

Quand t’es parti ben moi j’ai rien compris

 

J’espère qu’en reculant

Tu reprendras ton élan

Mais alors il sera trop tard ou t’arriveras juste à temps ?

Ton silence est violent

Ton silence est violent

 

Je laisserai l’eau couler sous les ponts

Mais n’en mettrai plus dans mon vin

Tout autour depuis est comme un bruit de fond

Car tes paroles je les attends en vain

Je laisserai l’eau couler sous les ponts

Mais n’en mettrai plus dans mon vin

Tout autour depuis est comme un puits sans fond

 Je tombe et la chute me semble sans fin

 

Ya pas d’hasard, la vie sait très bien ce qu’elle fait

Quand on croit qu’elle a tort, on comprend après

J’te rends ton empire et tes pièges de cristal

J’déserte le navire, quitte ton carnaval

Ton silence est violent

Ton silence est violent

 

 

 CAFÉ

(Geneviève Binette/Geneviève Binette)

 

Café

Coule en moi

T’es le seul qui le sait

Où j’ai froid

 

J’sais qu’le bonheur existe

Quand la machine redémarre

J’suis comme l’alchimiste

J’peux transformer l’eau en or

Mon regard te fixe

Pendant que toi, tu t’prépares…

 

Café

Coule en moi

T’es le seul qui le sait

Où j’ai froid

 

Ton odeur m’ensorcelle

Ton parfum comme un appel

C’matin, j’te veux fort

Sentir ton feu dans mon corps

T’es l’seul qui m’rallume

Mais tu m’fais languir et tu fumes…

 

Café

Coule en moi

T’es le seul qui le sait

Où j’ai froid

 

Ma soif est ardente

Mes sens en attente

C’est l’temps pour toi d’agir

Empêche-moi donc de dormir

 

Café

Coule en moi

T’es le seul qui le sait

Où j’ai froid

 

 CANNIBALE  (Ma faim de toi)

(Geneviève Binette/Geneviève Binette, Denis Ferland)

 

Tout d’abord, j’éplucherai tes cils en prenant bien mon temps

Puis croquerai tes yeux comme un fruit exotique qu’on veut depuis longtemps

Je croquerai tes yeux, j’verrai alors  à travers ton regard

Là où dansent les images, je chercherai mon visage au fond de ta mémoire

 

Ma faim de toi est de celle qui ne meurt jamais vraiment

Ma faim de toi est de celle qui ne meurt jamais

Ma faim de toi est de celle qui ne meurt jamais vraiment

Ma faim de toi est de celle qui ne meurt jamais

 

Ensuite, je scalperai tous tes cheveux pour entrer par ta tête

Comme dans un temple ancien, vers le centre sacré, le milieu de ton être.

Je saurai ainsi à quoi tu penses quand tu t’réveilles la nuit

Tous tes espoirs fragiles, tes serments engloutis et tes rêves endormis

 

Ma faim de toi est de celle qui ne meurt jamais vraiment

Ma faim de toi est de celle qui ne meurt jamais

Ma faim de toi est de celle qui ne meurt jamais vraiment

Ma faim de toi est de celle qui ne meurt jamais

 

Puis j’arracherai ton cœur, je le ferai tout en douceur

Je le mettrai dans un bocal, dans ma chambre, pour le comprendre.

Je l’observerai pendant des heures, je le nettoierai, le réparerai

Je te le reposerai et on s’aimera à en crever

 

Ma faim de toi est de celle qui ne meurt jamais vraiment

Ma faim de toi est de celle qui ne meurt jamais

Ma faim de toi est de celle qui ne meurt jamais vraiment

Ma faim de toi est de celle qui ne meurt jamais

 

 

PARTIR

(Geneviève Binette, Denis Ferland/Geneviève Binette, Denis Ferland)

 

Partir, je ne veux pas partir

 Je l’sais, y’est 3 heures, la place va fermer

 Il n’reste plus que nous

 

Dormir, je ne veux pas dormir

En l’honneur d’l'existence, que la nuit soit blanche

Il n'en tient qu'à nous

 

Nos vies, ne sont que des passages 

Des histoires de trois cents pages

Comment retenir le temps qui passe?

 

Vieillir je ne veux pas vieillir

J’pensais jamais qu’ça nous arriverait

C’était si loin devant

 

Mourir je ne veux jamais mourir

 On se fera vent, soleil ou torrent

Mais on restera vivants

 

Nos vies, ne sont que des passages 

Des histoires de trois cents pages

Nos vies elles sont belles et sauvages

Fragiles comme des bricolages

Comment retenir le temps qui passe?  

 

Les dernières ombres du soir filent comme un mirage

Une histoire de quelques pages

 Comment retenir le temps qui passe?

 

 

KARMA

(Geneviève Binette/Geneviève Binette)

 

Non je n’t’en veux pas

Je sais que le karma se chargera de toi

 

Ce qu’on sème on le reçoit

Ce que l’on offre nous reviendra

Le mal des autres qu’on dit tout bas

Finit par retourner vers soi

 

Non je n’t’en veux pas

Je sais que le karma se chargera de toi

 

Y’a un nuage sur ta conscience

Une tache sur ton existence

Moi, j’laisse aller, en la paix, j’ai confiance

Et j’crois que chacun fait sa chance

 

Non je n’t’en veux pas

Je sais que le karma se chargera de toi

 

Mais faut qu’j’te dise que je reste une guerrière

Et qu’j’ai un pacte avec la vie

J’peux jeter des sorts, j’t’un peu sorcière

Touche pas à ma meute ni à mes amis

 

Ce qu’on sème on le reçoit

Ce que l’on offre nous reviendra

Le mal des autres qu’on dit tout bas

Finit par retourner vers soi

 

Non je t’en veux pas

Je sais que le karma se chargera de toi

 

Textes de l'album "Sous notre peau" (2016) à venir ...